Les facteurs de refroisissement éoliens révisés sont maintenant disponibles pour le climat canadien. Pour en savoir plus, cliquez sur la photo ou bien allez consulter les sites suivants:
En français: http://www.msc-smc.ec.gc.ca/education/windchill/education_documents/Fact_sheet_f.pdf
En Anglais: http://www.msc-smc.ec.gc.ca/education/windchill/education_documents/Fact_sheet_e.pdf
De grâce, ne pas utiliser automatiquement le sac de papier pour réinspirer en milieu préhospitalier (secourisme, premiers soins).
C'est une méthode qui peut faire plus de mal que de bien et qui ne devrait pas être appliquée automatiquement, sauf en cas d'anxiété (ce diagnostic médical sera effectué à l'hôpital). Cliquez sur l'image ci-jointe pour lire le texte du Dre Colette D. Lachaîne. L'hyperventilation est une respiration trop rapide. La respiration excède la demande métabolique ce qui cause un déséquilibre du système respiratoire. La personne en hyperventilation élimine plus de gaz carbonique, le CO2, que son corps n'en produit. Une certaine quantité de CO2 doit être présente dans le sang. Lorsque le gaz carbonique diminue trop, lorsqu'il tombe sous le seuil critique, cela provoque la contraction des artères. Les artères étant plus petites, le sang circule alors plus difficilement et les cellules ne bénéficient pas d'une bonne perfusion. Donc l'hyperventilation ne produit pas trop d'oxygène (la saturation est généralement bonne) mais occasionne une diminution du taux de gaz carbonique présent dans le sang.
Le résultat ne se fait pas attendre : la livraison d'oxygène au cerveau peut être réduite de 50 %. Les étourdissements, la sensation de flotter dans les nuages, apparaissent. Engourdissement des mains, des pieds, point au cœur, spasmes musculaires, maux de tête. Une kyrielle de symptômes apparaissent. Le fait de respirer dans un sac de papier risque d'augmenter encore plus la demande en oxygène et la victime peut alors perdre conscience alors que l'administration d'oxygène à 100% aura l'effet bénéfique contraîre et est donc recommandée pour l'hyperventilation.
Les causes de l'hyperventilation sont: L'anxiété La peur Le stress Les mauvaises habitudes respiratoires, trop rapides ou thoraciques Les émotions fortes La concentration intense
Les conséquences de l'hyperventilation sont:: Dyspnée Manque d'air Étourdissements Nausées Frissons Transpiration Fatigue Douleurs thoraciques Palpitations Anxiété Panique
Les traitement sont: Essayer de ralentir le mouvement respiratoire Créer un climat de détente Respirer les lèvres pincées Établir avec la personne un rythme normal de respiration de 8 à 12 par minute Dans le doute, amener la personne à l'urgence En cas d'urgence, appeler le 9-1-1
Si ces symptômes se reproduisent fréquemment, consulter un médecin.
Les plongeurs en apnée qui s'hyperventilent volontairement le font à leurs risques et périls. En effet, la saturation en oxygène ne montera que de 1% de plus, ce qui est insignifiant (i.e.: 97% versus 98%), par contre, le risque de perte de conscience est bel et bien réel.
Claude Frégeau
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Des chercheurs en milieu urbains d'Australie, (USAR pour Urban Search and Rescue), sont inquiets puisqu'ils ont été en contact avec des fibres d'amiante durant leur formation.
Pour connaître l'article au complet (en Anglais) cliquez sur l'image de gauche.
On se souviendra qu'il y avait effectivement une protection incendie effectuée avec flocage d'amiante sur les tours jumelles du WTC à New York, lors des tristes événements du 9-11 ou du 11 septembre 2001. On pourra consulter mon article de l'époque, romancé mais exact dans les faits, au sujet des structures du World Trade Center où l'acier était effectivement protégé du feu par de l'amiante, cet article est aussi disponible en anglais.
Le risque est quasi permanent lors de sinistres en milieu urbain, que les sauveteurs aient des poussières d'amiante dans l'air et ils doivent se munir de masques HEPA avant de pénétrer sur le site "ground zero". À leur sortie du site, les protocoles de décontaminations devraient déjà avoir été installés et être en vigueur.
Claude Frégeau, SARTech et "forensic architect"
Un décès d'arrêt cardiaque à l'aéroport Pierre Elliot Trudeau de Montréal, est-il nécessaire pour que le Québec rattrappe enfin ses voisins dans l'accès public à la défibrillation??? Même dans un aéroport, la chaine de survie est essentielle, et PERSONNE, pas même un gardien de sécurité ne doit pouvoir vous empêcher de pratiquer la RCR, sauf un médecin qui déclare la victime décédée.
À Ottawa, on trouve un DEA (défibrillateur externe automatisé) par étage dans chaque édifice fédéral.
De notre côté de la rivière Outaouais, anciennement Hull, pratiquement aucun DEA de disponible pour le public. C'est une HONTE !!!
À l'aéroport O'Hara de Chicago, on trouve près de 300 DEA disséminés aux endroits stratégiques. Ils sont très bien annoncés, fixés dans une boîte sur le mur, avec un téléphone rouge qui sonne lorsque vous prenez l'appareil. Vous êtes alors EN COMMUNICATION DIRECTE AVEC 9-1-1 qui vous envoit une ambulance (avec de vrais paramédics formés en ACLS à l'intérieur), on avise la sécurité de l'aéroport et on vous donne des consignes si vous ne savez pas vous servir de l'appareil de défibrillation.
En tout cas, si vous avez un arrêt cardiaque, souhaitez que ce ne soit pas dans un aéroport Québécois, vos chances de survie sont tellement meilleures ailleurs qu'au Québec. Et il faudra probablement attendre que la famille d'un passager décédé dans un aéroport du Québec, poursuive en justice l'administration de l'aéroport où aura eu lieu le décès, pour ne pas avoir suffisamment implanté de DEA et facilité l'accès du public aux DEA, avant que les choses enfin ne changent au Québec.
Cliquez sur la suite pour le récit des événements.
Claude Frégeau, instructeur DEA.
Dans le journal Montréalais « The Gazette » (cliquez pour avoir accès au texte original en anglais), de ce matin, un article s’y trouve au sujet d’un décès survenu la semaine dernière à l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal. En résumé, un citoyen qui s’est effondré devant la gare des départs suite à ce que la coroner a déterminé comme étant un ACR (arrêt cardio-respiratoire), n’a pas vraiment reçu de soins avant sept (7) minutes de la part des premiers intervenants de l’aéroport….. Les SPU (Services pré-hospitaliers d'urgence ou ambulance)sont arrivés tard également. Une enquête est en court. Malgré la cause de décès confirmée, la coroner va quand même faire une enquête pour déterminer si des lacunes dans le système de réponse médical de l’aéroport ont contribuées au décès et pour vérifier les allégations de plusieurs témoins voulant que l’ambulance soit arrivée après au moins vingt (20) minutes d’attente.
Je vous invite à lire l’article qui s’étend sur 2 pages (en anglais). À première vue, le SPU semble être blâmé mais après lecture vous verrez que c’est le système au complet de l’aéroport de Montréal qui semble possiblement être victime de ses propres lacunes.
De un, une employée de Air Canada se trouvait en pause à quelques pieds de la victime lors de l’effondrement. Elle a appelé sont superviseur au comptoir lui alertant de la situation et lui demandant d’appeler les secours. Pendant que la victime se trouvait couchée au sol et que ses proches se tenaient à ses côtés, il n’est pas indiqué si l’employée a fait quelque chose (formée RCR???). Par contre, après quelques minutes, elle et un collègue de travail certifié en RCR ont approché la victime et c’est à ce moment qu’un agent de sécurité de ADM a interdit aux gens de touché à la victime soit disant que « …..ce n’était pas si grave et que la personne avait un pouls »
Finalement un deuxième agent arrive avec un DEA, semblerait-il que 2 chocs ont été donnés et qu’un 2ième appel est logé auprès des services de secours de l’aéroport. On ne peut déterminer dans l’artice si le SPU a été appelé lors du premier appel au services de secours de l’ADM ou au deuxième appel. Toujours selon les commentaires des témoins, l’ambulance est arrivée 20 à 25 minutes après l’effondrement.
Je ne critique personne car une enquête est en court mais selon les commentaires du service SPU, l’arrivée de l’équipe paramédical semble avoir été dans un délais de 10minutes (inacceptable mais mieux que 20 à 25 minutes!). Par contre, le fait qu’une structure de réponse médical ne semble pas en place dans un aéroport international de l’ampleur de Trudeau est encore plus surprenant. Pour avoir fait des interventions à cet endroit, il semble avoir une lacune importante de formation et de priorisation. Le meilleur traitement pour traiter un ACR est la défibrillation précoce. Ce n’est pas moi qui le dit mais les lignes directrices de réanimation internationales. L’ADM étant ce qu’il est avec l’achalandage qu’il possède n’arrive mais pas à déployer une ressource DEA dans le 3 à 4 minutes recommandées par les normes. En plus, l’agent de sécurité interdit l’accès à la victime en disant que « ce n’était pas grave… » C’est quoi ça? Il y a aussi un Poste de Cartier satellite de la police de Montréal sur place pour ceux qui ne connaisse pas l’endroit.
Bref, quand on compare ADM aux aéroports de Toronto ou encore Chicago…. La langue nous tombe. À Chicago tout employé se trouve à être certifié en RCR et les DEA sont à 3 minutes de marche les un des autres….. ce sont tous les éléments qui font que Chicago a un pourcentage de taux de survie annuelle au moins 5 fois plus élevé que la province du Québec au complet pour ce qui concerne les victimes de ACR! Il n’y a pas si longtemps notre confrère André Beaulieu discutait sur cette liste les bienfaits des DEA dans les casinos de Las Vegas….
Encore une fois, au Québec nous demeurons réactifs en ce qui concerne les soins préhospitaliers…. L’ignorance de la population et des employés de l’aéroport et bien sûr le délai de temps réponse de tous les intervenants impliqués ont contribué possiblement au décès de cet homme mais du moins, on peut dire avec certitude, que la chance n’était pas de son côté! Au moins, les choses commences à changer…. Des programmes DEA voient le jours dans la région de Montréal mais encore une fois….. on a du chemin à faire!
écrit par: Fernando Afonso, PSP, Corp. Urg. Santé, Membre APPQ
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